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14/12/2005

Le dirigeant est un pilote

Le dirigeant est un pilote

Le dirigeant ne gère pas des ressources humaines, il les pilote !
Cette image se réfère à la symbolique du bateau qu’empruntent le capitaine et son équipage pour aller à bon port.

Sénèque, déjà, disait « il n’est de bon vent pour celui qui ne sait ni d’où il vient, ni où il va ». Cela veut dire que le dirigeant doit en permanence rappeler le projet d’entreprise, les efforts réalisés et ce qu’il reste à parcourir. Pour mobiliser une équipe il faut un challenge et un cap tracé par le capitaine.

La difficulté réside, en partie, dans la représentation que se font les membres de l’équipage. Etre sur le même bateau veut dire pour certains être sur le même « paquebot » (avec ses lourdeurs et son manque de réactivité), pour d’autres c’est être sur une « galère » (avec des cadences infernales et sans reconnaissance), pour d’autres enfin c’est être sur un « voilier » (source de plaisir et d’épanouissement)…

Sur un bateau, cohabitent un « métier principal » et des « métiers supports ». Le but est de transporter des marchandises ou des passagers. Mais le mécanicien est aussi important que le cuistot ou l’infirmière… En entreprise, il en va de même : il n’ y a pas que la production ou que le commercial qui compte. Chaque fonction est importante et dans ces conditions il est inutile de parler des « productifs » et des « non-productifs ». Nous sommes tous dépendants de tout le monde, de la standardiste, du chauffeur-livreur… et du dirigeant.

Sur un bateau, nous devons affronter ensemble les tempêtes et jouir ensemble des vents favorables. En entreprise, il devrait en être de même. C’est à dire que l’on devrait se serrer les coudes en périodes de crise (mais quid de ces satanés « avantages acquis » et de ceux qui préfèrent couler le navire plutôt que d’y renoncer…) et de se partager le gâteau différemment quand les affaires sont prospères…

Sur un bateau, on embarque les meilleurs co- équipiers et on doit se séparer, à certains ports, de ceux dont la route diverge… En entreprise, cela signifie que la sélection est rigoureuse et que chaque collaborateur doit être compétent au poste qu’il occupe. Cela signifie que l’on ne doit pas traîner des « boulets ». Il faut s’en séparer au risque de freiner le bateau tout entier. Bien sûr il est hors de question de les jeter par dessus le bastingage, ni de les mettre sur un canot avec une gourde et des biscuits, mais de les déposer à un port où ils pourront rebondir efficacement (merci l’outplacement).

Voilà, avec tout cela le dirigeant pourra mobiliser , animer, motiver.
Bref, il sera un véritable pilote !

Florian Mantione

16:50 Publié dans Management | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : Management

Commentaires

Très, très beau !
Voici un bel exemple de ce que l’on appelle ‘langue de bois’ : Ni une mauvaise parole ni une bonne action.
A envoyer directement chez vos clients. Ils sauront apprécier votre sens de l’humour.

Écrit par : Zorro | 14/12/2005

Quand, je pratique l'aviron, et que je suis barreur, je n'ai pas l'habitude de jeter par dessus bord "les boulets"
plûtot les accompagner les aider pour les faire progresser...belle image n'est ce pas ?
effectivement cet article est plein d'humour...

Écrit par : PPG | 21/12/2005

mais il n'empêche aussi qu'en cas de Titanic, l'accès aux chaloupes se voit souvent réservé à la premire classe.

sans decodeur : l'outplacement pour tous.

Écrit par : oliviegntchik | 22/12/2005

Zorro/ Je connaissais la jambe de bois des capitaines pirates. Je ne connaissais pas la langue de bois des capitaines. Moi, je l’aime bien cette métaphore. En remplaçant « boulets » par « mutins », elle serait plus acceptable. J’en conviens.

PPG/ Que feriez-vous du rameur qui ne ramerait plus ? Désolé de ne pas partager votre point de vue mais je suis basketteur. Dans mon équipe, celui qui ne fait pas ce qu’il faut sur le terrain sort et laisse sa place. Entre le départ et l’arrivée sur un aviron, on n’a peut être pas le temps de descendre. J’en conviens.

Oliviegntchik/ D’accord avec toi, des chaloupes pour tous !!! Le vrai capitaine n’est pas débarqué le premier pour mieux reprendre la mer derrière.

Monsieur le chasseur de têtes atypique/ Bienvenue dans la blogosphère. Chasseur atypique, c’est déjà bien. Pourquoi pas chasseur de têtes atypiques ?

Écrit par : Gérald Alexandre Roffat | 02/01/2006

Florian,
C'est bien de créer un blog. Mais quand répondrez-vous aux commentaires laissés par vos lecteurs ? :-)
Christophe

Écrit par : christophe blazquez | 09/01/2006

quel merveilleuse histoire ! mais Noel est passé et sans doute n'ai-je pas eu de chance. parmi la dizaine de pilotes que j'ai connus dans ma vie professionnelle, aucun n'a souhaité partager son gateau. Les salariés étaient bel et bien jetés à la mer !
Les discours passent, les actes restent... Je serais ravie de rencontrer un véritable pilote, mais je n'ai croisé que de piètres gestionnaires, souvent incultes et imbus de leur image de chef !
Oui, la réalité est bien éloignée de ce portait doré et les boulets ne sont pas ceux auxquels on pense...

Écrit par : kiki | 10/01/2006

bonjour,
je viens de parcourir votre blog et j'aurais souhaitée pouvoir échanger avec vous sur votre parcours professionnel mais aussi sur votre expérience dans le but de compléter mon dossier dans le cadre de mon projet professionnel je souhaite travailler plus tard dans le recrutement notamment en tant que chasseuse de tête. Alors si vous acceptez de répondre a mes questions merci de m'envoyer un mail.

Cordialement,
Katy-Anna Granges

Écrit par : Granges Katy-Anna | 22/03/2011

Bonjour
Mon mail perso est le suivant: fmantione@florianmantione.com
N'hésitez pas à m'écrire directement.
Si je peux vous aider, bien volontiers.

Écrit par : Florian MANTIONE | 23/03/2011

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