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10/02/2006

CPE, pourquoi tant de haine ?

Nous vivons une drôle d’époque. Il existe une loi pour lutter contre l’incitation à la haine raciale et pas encore contre l’incitation à la haine sociale.
Pourtant c’est ce que font beaucoup de gens malhonnêtes quand ils poussent les jeunes dans la rue avec des préoccupations plus politiques que tournées vers leur avenir.
Explicitons le terme qui est agité en permanence : le CDI, ce contrat magnifié, ce sésame qui ouvre les portes de l’emploi, du logement, des prêts…
Le I du mot CDI ne veut pas dire INFINIE comme le laisseraient supposer ces imposteurs, mais INDETERMINEE. Ce qui veut dire qu’il n’y a pas de contrat plus précaire que le CDI puisque les deux parties (je répète les deux parties) peuvent le rompre à tout moment (je répète à tout moment) en respectant des règles.
Que l’on m’explique, dans ces conditions où se trouvent la sécurité de l’emploi et l’absence de précarité. C’est se moquer des salariés de MOULINEX qui viennent de se faire licencier après des années d’ancienneté et qui avaient pourtant un CDI. Et tous les plans sociaux qui risquent de venir concerneront les CDI…
Si on me parle d’indemnités qui pourraient être obtenues, peut-être, plus facilement, par le Conseil des Prud’hommes, cela prouverait que le débat ne porte pas sur la précarité mais sur des éternelles revendications salariales. Il s’agit d’un autre débat. Et il ne concerne que les CDI ayant plus de 2 ans d’ancienneté…
L’escroquerie intellectuelle est tellement énorme que l’on reste pantois devant tant de mauvaise foi.
Rajoutons que lorsqu’un employeur m'appelle pour embaucher, il me demande très rarement de quelles aides il peut bénéficier. Il ne recrute pas pour licencier un bon collaborateur au bout de 23 mois. La encore, le procès d’intention et cette incitation à la haine sociale sont disproportionnés par rapport au risque encouru.
Le débat sur le travail ne doit pas se réduire à des heures et à un salaire.
Pour quoi travailler, pour qui travailler comment travailler, comment répartir le travail au niveau mondial, sont en revanche de véritables débats de société.
Travailler de manière performante, réaliser des objectifs, satisfaire des clients de plus en plus exigeants nous permettraient de prendre du recul sur le stérile débat des 39 heures, des 35 heures ou des 30 heures. Ce ne sont pas X heures de présence par semaine qui sont recherchées, mais X heures de travail, de production, de résultat…
Incitons donc nos jeunes à réussir leur vie, en trouvant un équilibre entre toutes les activités qui les aideront à grandir, en facilitant leur intégration dans la vie active…

Commentaires

vous expliquez dans vos termes ce que Raymond Soubie résumait dans un excellent "miroir des passions françaises".

http://www.lesechos.fr/journal20060130/lec1_idees/4376106.htm

Je suis pour ma part résolument hostile à la politique gouvermentale en la matière.

Ma modeste pétition n'était d'ailleurs pas un brulot de gauchistes manipulés.

Elle portait sur un point précis : le refus d'utiliser la notion de période d'essai pour introduire la "flexibilité".
http://obsdurecrutement.free.fr/nonaux2ansalessai/index.php?2005/06/13/1-texte-de-la-petition-contre-le-principe-gouvernemental-d-une-periode-d-essai-de-deux-ans

Vous n'etiez pas blogeur à l'epoque, je ne peux préjuger de vos réactions. Mais je n'ai pas vu à l'époque énormement de mobilisation de responsables de ressources humaines sur le sujet.

Je pense que sur le fond, le gouvernement a raté une occasion de parler vrai aux français et n'ose assumer une politique qu'il découpe par petits bouts.

Je pense "les français" et les jeunes tout a fait capables de comprendre qu'on n'embauche pas par pur plaisir et que l'emploi ne peut être sauvegardé dans des périodes de difficultés.

Bref, que l'idée de devoir et de pouvoir "réduire la voilure " en cas de variation d'activité par son employeur serait facilement comprise.

Un des problemes de cette non-compréhension vient par exemple du fait que des entreprises faisant des profits records annoncent qu'elles doivent aussi licencier.
soyez profitables et performants, on vous vire. Soyez non performants et on vous vire aussi.

Plus rien n'est clair sur le sujet et le moins que l'on puisse dire c'est l'incompréhension totale qui existe entre les différents acteurs.

Il existe des réalités et la perception de ces réalités.
le message des deux ans d'essai est envoyé à la figure des gens comme un droit pour un employeur de licencier SANS MOTIF une personne. C'est à mes yeux une première faute.

si l'on veut parler de l'assouplissement du licenciement, il faut le dire autrement qu'en mettant en cause le salarié et en laissant planer sur ces capacités plus qu'un doute. Le bon vouloir patronal regne en maitre absolu et c'est pour moi une dénaturation profonde du code du travail, dont l'existance ne se justifie a mes yeux que par la disproportionalité des relations de travail.

Vous avez l'honneteté de reconnaitre que licencier une personne en cdi avant deux ans d'ancienneté n'est ni couteux ni compliqué.

vous avez entièrement raison de montrer le rôle exagéré qu'on fait jouer à ce CDI soudain paré de toutes les vertus et qui n' a jamais empeche quiconque de se faire licencier.


On peut donc comme dans mon cas refuser cette politique au nom d'une certaine vision du droit du travail et des rapports salariaux sans être suspecté de gauchisme manipulateur.


Les abus patronaux sont une autre réalité. Ce soir même, je lisais dans le detail un site internet crée par deux jeunes diplomés. avec ces deux personnes salariés/createurs, on trouve immediatement sur leur propre site 4 demandes de stagiaires de 6 mois minimum.
Ceci pour évoquer le seul abus des stages par les entreprises qui utilisent ainsi une main d'oeuvre pour le moins compétitive.


je pense que la lutte sociale, comprenez dans ma bouche la défense naturelle des interets des salariés , est un grand sujet d'actualité.
On ne peut pas simplement faire une confiance absolue au patronat dans sa formule " on n'embauche pas quelqu'un pour le licencier '.
votre patron ne vous veut pas forcement que du bien. C'est uen relaité et la liste est longue des abus dans tous les domaines. le cpe, cne, c'est la carte blanche à l'absolutisme du petit chef, enfin du moins à sa perception. l'aspect juriqdique etant moins évident :)


le cne/cpe est aussi un pari. Il serait plus acceptable egalement s'il ne s'inscrivait dans un contexte politique qui vise systématiquement à faire du demandeur d'emploi le bouc émissaire de toute la faillite du systeme de l'emploi.
de même si les chiffres du chomage ne seraient pas aussi irresponsables et éloignés de la réalité des choses.

pour conclure, je dirai que la focalisation sur la nature du contrat de travail est un signe à mes yeux du manque de pragmatisme du gouvernement. Cne, cpe, cDE, la multiplication des contrats est une politque qui a largement ses limites : on ne crée pas un contrat de travail par chomeur.


enfin, la dimension politique de l'affaire est evidente.
on peut le déplorer. Mais la "bataille de l'emploi " pour reprendre l'expression est un programme tout autant politique visant a assurer le lancement de la candidature de De villepin.
Pouvoir affirmer sur les plateaux de television la baisse du chomage, au prix de tant de contorsions avec la realité, lui est indispensable . L'emploi est donc un theme de campagne avant d'être une préoccupation de responsables de ressources humaines.

Le cne/cpe reste une occasion gachée pour moi. Je ne pense pas de plus qu'il soit efficace. Une Europe qui laisse allégrement supprimer ses emplois au nom d'une ouverture doctrinaire me semble porte une grande part de responsabilité qu'un cpe ne fera qu'entretenir.

mais c'est moins simple :)

Écrit par : Oliviegntchik | 11/02/2006

Ensemble, exigeons le retrait du CPE!
Verts, PS, PCF, PRG, Alternative citoyenne, Alternatifs, Gauche républicaine, Mars et
Régions et peuples solidaires.
Ensemble, exigeons le retrait du CPE
CPE = Contrat de première précarité

• En juin dernier, la droite a imposé le CNE (contrat nouvelle embauche) aux salariés des entreprises de moins de 20 salariés.
• En février, elle veut étendre ce dispositif à tous les jeunes de moins de 26 ans.
• Dans quelques mois, si un coup d’arrêt n’est pas marqué maintenant, la droite imposera son projet complet : le démantèlement du code du travail avec la disparition du CDI.

Depuis plusieurs semaines, partout en France, jeunes, lycéens, étudiants et salariés se sont retrouvés pour exiger le retrait du CPE. Ensemble, amplifions ce mouvement.

Nous exigeons le retrait du CPE. Pourquoi ?

Un Contrat Précarité Exclusion

- Le CPE institutionnalise le travailleur jetable: à tout moment, les jeunes pourront être licenciés.
- Le CPE donne un permis de licencier à volonté à l’employeur qui n’est même plus obligé de motiver le renvoi de son jeune salarié.
- LE CPE n’exige aucune garantie des patrons qui pourront licencier, remplacer un jeune en CPE par un autre jeune en CPE et continuer de bénéficier des exonérations de charges.
- Le CPE ne donne même pas droit au versement d’une prime de précarité
- Le CPE ne s’applique pas uniquement à la première embauche. Un-e jeune pourra passer de CPE en CPE.

Un contrat sans avenir

- Le CPE interdit toute construction d’un projet d’avenir
- En bradant les jeunes sur le marché du travail, le CPE organise la concurrence entre les générations.

Un contrat sans emploi

- Le CPE ne créera aucun emploi supplémentaire. On l’a vu avec le CNE, vraie aubaine pour les patrons, ceux qui ont signé un CNE auraient de toute façon recruté.
- En revanche avec le CPE, tous les jeunes de moins de 26 ans seront potentiellement précaires, y compris ceux qui auraient été embauchés en CDI.

On ne crée pas de l’emploi en fragilisant les salariés, en précarisant la jeunesse, en remettant en cause les droits acquis des salariés (CPE, travail de nuit des mineurs, apprentissage à 14 ans, directive Bolkestein, remise en cause des droits des étrangers, etc.).

Ensemble, il nous faut riposter à la politique de la droite.

Rassembler à Gauche 34, Lolo34, les lolo's 34.

http://lrassemblezagauche.midiblogs.com

Écrit par : Lolo34 | 17/02/2006

17.02.2006
Signez la pétition en ligne du Collectif UNITAIRE : STOP au Contrat Première Embauche! La provocation de trop! mobilisons nous!




Signez la pétition en ligne = STOP au Contrat Première Embauche! La provocation de trop! mobilisons nous!
Clickez --- > www.stopcpe.net


Rassembler à Gauche 34. Lolo34.
http://lrassemblezagauche.midiblogs.com

Écrit par : Lolo34 | 17/02/2006

A l'attention de Florian Mantione INSTITUT
Créateur de lien social (sic!).

Les premiers dossiers de salariés embauchés en CNE arrivent aux prud'hommes
LEMONDE.FR | 14.02.06 |

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1- href="mailto:0@2">0@2-734511,36-741398@51-725561,0.html

Renvoyé pour avoir réclamé le paiement de ses "heures sup", être tombé malade ou s'être promené en jogging : six mois après la création du contrat nouvelle embauche (CNE), les syndicats annoncent que les premiers dossiers de salariés embauchés en CNE et contestant le motif de leur licenciement arrivent aux prud'hommes.

Le responsable du service juridique de la CFDT, Didier Cochuat, explique que le syndicat suit déjà "une dizaine de dossiers : les premiers jugements interviendront dans trois ou quatre mois". "Pour le moment, ce sont des licenciements 'pour l'exemple', destinés à bien faire comprendre aux salariés de l'entreprise qu'ils doivent être malléables et corvéables à merci", estime-t-il.

Les autres syndicats commencent eux aussi à voir affluer les dossiers, à Créteil, Aix-en-Provence, Bordeaux ou Lyon. Ici, c'est un employé remercié pour dix minutes de retard, là une jeune femme licenciée quelques jours après avoir annoncé sa grossesse. Très souvent, les salariés sont renvoyés après avoir réclamé le paiement d'heures supplémentaires.

La CGT évoque le cas d'un salarié licencié après avoir prévenu son patron qu'il devait se faire opérer. La CFTC a reçu l'appel d'un boucher du nord de la France renvoyé pour avoir fait ses courses "en jogging", un jour de repos, dans le supermarché où il travaille habituellement.

Entré en vigueur en août, le CNE est réservé aux entreprises employant jusqu'à 20 personnes. Au cours des deux premières années, l'employeur peut licencier son salarié sans justifier sa décision. Au-delà, il devient un contrat à durée indéterminée (CDI) classique.


"MULTIPLICATION DU CONTENTIEUX" DANS LES MOIS À VENIR

"Le gros des ruptures devrait intervenir entre le quinzième et le vingtième mois", lorsque certains patrons vont vouloir se séparer de leurs employés juste avant que le CNE ne bascule en CDI, prévient M. Cochuat, qui s'attend à une "multiplication du contentieux".


Pour Philippe Masson, responsable juridique de la CGT, il est "difficile" de faire émerger les plaintes car le CNE concerne des salariés "peu syndiqués, à qui on a martelé qu'ils n'avaient aucun droit". Autre difficulté : contrairement à un CDI ou un CDD, c'est au salarié de prouver que son licenciement est abusif.

"On va utiliser à fond l'argument des motifs de licenciements illégaux (discrimination, femmes enceintes, etc.)", explique M. Masson. "A partir du moment où on leur fournit quelques indices troublants, les prud'hommes ont un pouvoir d'investigation assez large", souligne-t-il.


Les syndicats remarquent également un effet pervers du CNE, qui conduit à une multiplication des plaintes. "L'ignorance du motif du licenciement va contraindre le salarié désirant le connaître à assigner presque systématiquement en justice son employeur", ont mis en garde des juristes en droit du travail, samedi, dans une tribune du Monde.

"Les nouveaux contrats, CNE et CPE, accroissent l'insécurité sociale sans mettre les entreprises à l'abri des procédures judiciaires", ont-ils prévenu. Le risque de contentieux est d'autant plus important que les tribunaux auront, dans un premier temps, à statuer sur la légalité même du CNE et de sa période de "consolidation des droits" de deux ans.

"Il y a des ambiguïtés et ce sont les tribunaux qui vont être amenés à prendre position dessus. Même le Conseil d'Etat l'a reconnu : ces dossiers iront jusqu'à la Cour de cassation", prévient déjà le secrétaire général de FO, Jean-Claude Mailly.


Rassembler à Gauche 34. Lolo34

http://lrassemblezagauche.midiblogs.com

Écrit par : Lolo34 | 17/02/2006

Je viens créer sur mon Blog un lien permanent vers cette note.

Écrit par : Jérôme BERNARD | 17/02/2006

Ma réponse à "Rassemblez à gauche" à propos de son ancien article :

Les salariés qui ont signé un contrat de type CNE savaient très bien à quoi elles s'engageaient. Avant de signer un contrat on lit ses clauses et, si l'on n'est pas d'accord, on ne le signe pas !

Pourquoi dès lors que l'on a été licencié, alors que l'employeur a le droit de procéder à un licenciement pendant 2 ans et que toutes les parties en sont informées, devraient-on recourir aux Prud'hommes ?

Dans ce cas, ceux qui ne jouent pas le jeu ce sont bien les salariés !

Cela n'exclut pas qu'il y ait, ici ou là, des abus de la part d'employeurs indélicats qui souhaitent profiter du système. Et là effectivement on doit sanctionner.

Pour avoir déjà quelques années de travail derrière moi, j'affirme qu'il n'y a pas plus de patrons voyous que de salariés voyous. Combien de salariés arrivent en effet régulièrement en retard à leur poste de travail ? Combien volent ( la démarque inconnue provient à 70 % des salariés et à 30 % des clients des magasins ) ? ...

Il faut donc arrêter de dire et de penser que ce sont systématiquement les patrons ou les politiques de droite ou de gauche ( selon le mouvement auquel on appartient ) qui ont tort.

Arrêtons la politique politicienne et avançons, construisons !

Écrit par : Jérôme BERNARD | 17/02/2006

Ouarf ! Vous vous étonnez de la haine sociale ??? mais cher Florent, ce n'est qu'un début !!! Vous vivez, vous et beaucoup d'autres, du chômage : recrutement, bilans de compétences, conseils en tout genre.. et êtes donc bien mal placé pour critiquer des mesures qui visent à accroître ce chômage ! la haine sociale naît de la faim, elle naît de voir que certains s'en mettent plein les poches alors que d'autres galèrent comme des fous pour un minimum ne leur peremttant même pas de se loger. pensez-vous vraiment que cela va durer longtemps ainsi ? Où est la mauvaise foi : du côté de ceux qui se battent pour un vrai travail avec un vrai salaire ou du côté de ceux qui profitent de la misère ambiante sous couvert de pseudo conseils ?

Écrit par : kiki | 20/02/2006

22.02.2006
Brève de Rassembler à Gauche 34 : 17500 € de dommages pour l'employé en CNE
Brève de Rassembler à Gauche 34 : 17500 € de dommages pour l'employé en CNE malgré lui.

Contre la précarité absolue, employeurs, employés, n’oubliez pas que la France a signé auprès de l’Organisation Internationale du Travail (B.I.T) l’obligation de motiver tout licenciement.. Première condamnation des instances prud’homales de Longjumeau (Essonne) à l’encontre d’un employeur indélicat : 17500 € de dommages accordés à un employé lésé pour rupture abusive du contrat de travail.
Cette première affaire devrait en appeler beaucoup d’autres et, qui ne manqueront pas de par leur ampleur de dépasser la simple juridiction des prud’hommes. A suivre…

Pensez à signer la pétition pour le retrait du CPE voté en force (49-3) par le gouvernement Villepin - Sarkozy. www.stopcpe.net
Jeudi 23 février, journée de mobilisation des lycéens et étudiants contre le CPE, en attendant le 7 mars prochain.

Rassembler à Gauche 34. Les lolo’s 34.

Écrit par : Les lolo's 34 | 22/02/2006

Mes 1ères mésaventures face au CNE.
Voilà, je suis à la recherche d'un logement plus grand et j'ai décidé de m'orienter vers les HLM, vu qu'avec mon salaire j'y ai le droit et que je ne peux pas me permettre le privé.

J'ai donc commencé à m'inscrire à plusieurs offices. C'est super long et pas très facile car les agences ne sont jamais ouvertes pendant mon peu de temps libre ! !

Hier j'ai reçue un dossier d'une des offices, et pas la moins connue, qui exige un garant. Déjà je trouve ça honteux pour un organisme social d'exiger cela.

Bon ni de une, ni de deux, j'appelle et je leur explique que je n'ai pas de garant. La dame me demande alors très gentiment :

- Vous êtes embauchée à durée indéterminée ?
- Euh oui...
- Dans ce cas là si vous avez fini votre période d'essai de 1 mois vous n'avez pas besoin de garant !
- ... Oui mais vous savez, moi ma période d'essai elle dure 2 ans...
- Ah...

Une autre office HLM flippe de suite en voyant que je suis sous CNE. Tout de suite les questions "Mais ya combien de salariés dans votre entreprise ?!?", "Ils vont vous garder ?", etc. : évidemment, on est de suite repéré, ils savent qu'on bosse pour une entreprise de moins de 20 salariés, une boite qui risque de couler plus vite que les "grosses", en plus avec ces 2 ans de "consolidation" (consolidation mon cul...)...

Alors y'a pas que l'idée du "je peux te virer quand ca me chante et sans me justifier" qui est chiante !!!
Et je voudrais bien voir la tête des banquiers ou organisme de crédits si j'avais trouvé un CNE nécéssitant l'achat d'une voiture pour me déplacer..
Voilà à quoi on risque de se heurter dans les années à venir si on ne bouge pas ! Je suis R.E.V.O.L.TE.E ! ! !
Je veux bien jouer le jeu du gouvernement mais si après j'ai d'autres difficultés... non merci !

Pour moi le gouvernement a des ambitions titanesques, il nous embarque sur un navire dont nous feront les frais du naufrage et il y aura peu de rescapés !

Faut surtout pas laisser passer le CPE (Contrats Premières Emmerdes, porte bien son nom celui la).

Écrit par : Elisabeth | 15/03/2006

bonjour,

je ne sais pas si vous avez regardé le débat sur le cpe hier soir sur france 2 mais moi Oui et cela a été très enrichissant.

Force est de constater que le clivage droite gauche correspond aux divergences entre le oui et le non. L'opposition qu'elle soit représentée par le corps enseignant ou les journalistes manipule les etudiants et lycéens du fait premier que le cpe soit une initiative de droite, certes pas idéale mais positive et pouvant porter ses fruits en amenant de résultats concrets. Tout ce qui est de droite c'est le capitaliste le mondialisme c'est à l'avantage des patrons et ça porte préjudice aux travailleurs et aux etudiants. Voila l'idéologie de la gauche qui rejette le cpe en bloc en occultant d'emblée tout ce que ce contrat a de positif parce que simplement quand on se dit de gauche on ne peut rien accepter de ce qui vient de la droite. Critiquer c'est à la portée de n'importe qui, proposer des solutions viables, le PS français n'en a pas.

Pour en revenir au CPE. Combien d'entres nous ont galéré pour trouver leur premier emploi , ont mis 6 mois 10 mois 1 an et + pour trouver quelque chose. Je pense aussi à laurent dijoux pour ceux qui le connaissent qui à bac+5 comme moi et bcp d'entre vous enchaine les entretiens depuis octobre sans reponse positive. Faut arrete de croire que le cdi est monnaie courante, la plupart des emplois proposés sont des cdd, de l'interim ou des stages à 340 euros et des formations à la con à l' ANPE. Le CPE va réduire ce temps de recherche faciliter l'embauche, il ne va peut etre pas enrayer completement le chomage mais permettre une évolution. Je m'insurge sur le fait que personne ne parle de ce qu'est vraiment le CPE. Il ne s'agit pas d'un stage ni d'un cdd mais bien d'un CDI avec une periode d'essai de 1 mois à 2 ans. Ce qui ne veut pas dire que la personne sera embauché seulement après deux ans. Oui, quand on entend deux ans on tic , seulement faut pas se dire, les patrons vont + expoloiter les jeunes et les licencier à la pelle, c'est un raisonemment totalement primaire, la vérité est tout autre : un processus de recurtement ça coute cher, former qqun en interne ça coute du temps et de l'argent également, alors croire que a cause de cette periode d'essai longue les patrons vont licencier en masse c'est se méprendre, se tromper gravement et n'avoir rien compris du tout. Actuellement les CDI classiques c 'est 3 mois voir 6 mois d'essai renouvelable - ce qui peut faire deja long (faites l'addition) - et dans ce cadre, si on est licencié avant la fin de la période d'essai, on a le droit au RMI soit 400 euros par mois. Avec le CPE Le chômage sera indemnisé (80% au bout de deux mois) et 100 % au bout de 4 mois, la différence est réelle ! Laissons les professionnels qui connaissent le business tester cette méthode et arrêtons de donner du crédit aux arguments médiocres de gens qui n'ont jamais cherché du travail et qui n'ont jamais ne serait ce que flirté avec ce dernier, comme par exemple Bruno Julliard, président de l'UNEF, un planqué tenant son discours démagogique d'oppostion qui lui ne sait pas ce que c'est la précarité, il ne l'a jamais vécu. Nous autres, surtout ceux à bac+5, on sait ce que c'est alors basta. Il y a plein d'etudiants qui qui veulent aller étudier et qui ne peuvent pas à cause des blocages. Ma copine cela fait 3 semaines entieres que sa fac est bloquée ! C'est scandaleux.

Le monde a changé, la conjoncture économique aussi, les etudiants doivent comprendre que depuis quelques temps rien n'est acquis, qu''on ne sort pas avec un diplome bac+ 3,4,5 et + et hop! c'est le pactole ! On est dans un monde concurrentielle et faut se bouger les fesses, le monde du travail c'est pas le confort du canapé de salon.
Moi j'ai commencé chargé de cliente et j'ai fait ça + d'un an et je peux vous dire que c'est pas facile de commencer en bas de l'echelle comme ça.
Mais aujourd'hui quand on sort sans experience pro on commence en bas. Le probleme de la fac qu'il faut regler c'est la rendre moins théorique et réduire considérablement le fossé entre la fac et le monde de l'entreprise.

Et pourr conclure les jeunes faut qu'ils se bougent qu'ils voyagent qu'ils voient ce qui se passent à l'étranger murissent et comprennent aussi que bosser c pas se planquer dans le service publique mais changer plusieurs fois de travail dans sa vie, évoluer et pas forcement moisir dans un cdi 10 ans dans la meme boite en se la coulant douce aux 35 heures car ce n'est pas la majorité mais il y en a des tire aux flancs, des fainéanrs, des personnes qui veulent se la couler douce apres les etudes et ça maintenant a part exceptionnelement ce n'est plus possible !

Écrit par : bertrand | 17/03/2006

Au sein des famille la peur des uns engendre la haine des autres... les parents implosent… les enfants explosent... à lire sur http://balajade.over-blog.com/article-2260859.html

Écrit par : Régis | 31/03/2006

"L’escroquerie intellectuelle est tellement énorme que l’on reste pantois devant tant de mauvaise foi."

Vous ne montrez vraiment pas en quoi : vous vous contentez d'une suite de points de vue peu étayés, rien de bien accrochant.

Le CDI n'empeche pas le licenciement : tant mieux et alors ? personne n'a revendiqué un contrat d'emploi à vie.

Vos clients veulent pérenniser leurs embauches : c'est bien normal, d'autant plus que passer par un cabinet de recrutement à un coût. Mais les CNE et CPE ne concernent pas des postes de cadres sup. Ces derniers ne sont pas traités de la meme facon que les jeunes précaires, arretons l'hypocrisie !
les cadres dirigeants sont moins interchangeables que les travailleurs lambda, vous le savez bien

Écrit par : Quelle hypocrisie ! | 31/03/2006

Enfin, si la flexibilité c'est la facilité de licenciement,
-le CDI offre déjà cette possibilité, notamment avec la négociation
-pourquoi ne pas étendre juridiquement les conditions d'applications du CDD à un plus grand éventail d'emploi(sachant que dans les faits, c'est déjà le cas)

Le cpe, c'est surtout un pas de plus vers une précarisation encore plus grande, (bientot le contrat unique : oui, mais lequel ?), c'est tout

Écrit par : idem | 31/03/2006

Bonjour à tous,

Ma réaction dans ce débat s'explique par des faits.

Que pensez-vous d'une entreprise qui licencie cinq personnes en CDI en trois mois pour embaucher dans la lancée un CNE et jongler avec la flexibilité de l'interim !?

Que fait la justice ... ?!
Que fait l'inspection du travail ... !?

Alors à cette vue, CDD, CDI, CPE et CNE ou Contrat "Proute", il n'ya plus de sécurité de l'emploi, plus de loi, plus de règle, plus rien de vrai !

Ce qui est vrai aujourd'hui, ne l'ai pas demain, et quand je suis employeur je fait ce qu'il me plait ...

Ca c'est une vérité Monsieur MANTIONE,
vous le savez tout autant que moi.

Cordialement.

Écrit par : Luc | 01/04/2006

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