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24/02/2006

Le bonheur de travailler en famille

Une entreprise est une communauté d’hommes et de femmes travaillant ensemble dans le cadre d’un projet commun. Dans une PME, ce projet est souvent dû à l’initiative d’une seule personne, qui moyennant certaines sommes d’argent, bénéficiera des compétences de collaborateurs.
Si dans sa relation avec ses salariés, le dirigeant se contente d’un chèque mensuel, il ne recevra en retour que les 35 heures de présence contractuelle.
Or un bon dirigeant sait qu’il doit former, motiver, respecter, évaluer, sanctionner, rémunérer à leur juste valeur, faire évoluer ses collaborateurs… Et cette démarche doit se reproduire tous les jours. Or cette démarche est épuisante car, en parallèle, il faut trouver de nouveaux clients, de nouveaux fournisseurs, négocier avec les banquiers, les administrations, respecter et faire respecter la législation, la sécurité…
Il est une situation qui permet au dirigeant de se consacrer à son métier : c’est travailler en famille ! En effet, si les membres de la famille ont été choisis sur des critères de compétences, leur fiabilité et leur conscience professionnelle permettent une véritable synergie.
« Travailler avec » est préférable à « travailler pour ». C’est, bien sûr, la définition du travail en équipe que l’on trouve souvent dans les équipes qui gagnent.
La grande différence avec le travail en famille, c’est que les ressorts de l’implication existent en permanence et n’ont pas besoin d’être activés en permanence.
Se rajoutent, quand tout se passe bien, les notions de confiance et de simplification dans les relations qui apportent un véritable confort professionnel aux membres de la famille.
Et ce confort peut exister de manière si forte qu’il rejaillit sur les autres salariés… dès l’instant où les règles d’équité sont respectées.
Oui aux plantes épiphytes au sein de l’entreprise, non aux plantes parasites, même si ce tableau idyllique ne peut être généralisé. Il concerne mon témoignage et celui d’amis chefs d’entreprise heureux de travailler en famille…

18:30 Publié dans Management | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : Management

10/02/2006

CPE, pourquoi tant de haine ?

Nous vivons une drôle d’époque. Il existe une loi pour lutter contre l’incitation à la haine raciale et pas encore contre l’incitation à la haine sociale.
Pourtant c’est ce que font beaucoup de gens malhonnêtes quand ils poussent les jeunes dans la rue avec des préoccupations plus politiques que tournées vers leur avenir.
Explicitons le terme qui est agité en permanence : le CDI, ce contrat magnifié, ce sésame qui ouvre les portes de l’emploi, du logement, des prêts…
Le I du mot CDI ne veut pas dire INFINIE comme le laisseraient supposer ces imposteurs, mais INDETERMINEE. Ce qui veut dire qu’il n’y a pas de contrat plus précaire que le CDI puisque les deux parties (je répète les deux parties) peuvent le rompre à tout moment (je répète à tout moment) en respectant des règles.
Que l’on m’explique, dans ces conditions où se trouvent la sécurité de l’emploi et l’absence de précarité. C’est se moquer des salariés de MOULINEX qui viennent de se faire licencier après des années d’ancienneté et qui avaient pourtant un CDI. Et tous les plans sociaux qui risquent de venir concerneront les CDI…
Si on me parle d’indemnités qui pourraient être obtenues, peut-être, plus facilement, par le Conseil des Prud’hommes, cela prouverait que le débat ne porte pas sur la précarité mais sur des éternelles revendications salariales. Il s’agit d’un autre débat. Et il ne concerne que les CDI ayant plus de 2 ans d’ancienneté…
L’escroquerie intellectuelle est tellement énorme que l’on reste pantois devant tant de mauvaise foi.
Rajoutons que lorsqu’un employeur m'appelle pour embaucher, il me demande très rarement de quelles aides il peut bénéficier. Il ne recrute pas pour licencier un bon collaborateur au bout de 23 mois. La encore, le procès d’intention et cette incitation à la haine sociale sont disproportionnés par rapport au risque encouru.
Le débat sur le travail ne doit pas se réduire à des heures et à un salaire.
Pour quoi travailler, pour qui travailler comment travailler, comment répartir le travail au niveau mondial, sont en revanche de véritables débats de société.
Travailler de manière performante, réaliser des objectifs, satisfaire des clients de plus en plus exigeants nous permettraient de prendre du recul sur le stérile débat des 39 heures, des 35 heures ou des 30 heures. Ce ne sont pas X heures de présence par semaine qui sont recherchées, mais X heures de travail, de production, de résultat…
Incitons donc nos jeunes à réussir leur vie, en trouvant un équilibre entre toutes les activités qui les aideront à grandir, en facilitant leur intégration dans la vie active…