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25/02/2007

La photo de l’homme casquée

J’ai reçu, récemment, le CV d’un candidat qui avait mis comme photo une photo avec un casque de moto.
Il avait même la visière rabattue, ce qui faisait que l’on ne percevait pas son visage.
Intrigué, je l’ai convoqué car son profil était, au demeurant, intéressant.
Et il m’a affirmé procéder de la sorte pour susciter une interrogation de la part de son recruteur.
Le but était atteint

16/02/2007

Je rêve d’une entreprise idéale

Je rêve d’une entreprise idéale dont l’objectif principal ne serait pas constitué par la simple recherche du profit, même si elle a conscience de son importance.

Je rêve d’une entreprise idéale où les collaborateurs seraient managés, plus avec des relations de confiance qu’avec des relations basées sur la méfiance, le contrôle et la culpabilisation

Je rêve d’une entreprise idéale qui respecterait et encouragerait la différence entre ses membres plutôt que la pensée unique représentée trop souvent par celle de son dirigeant…

Je rêve d’une entreprise idéale où les salariés sauraient exactement ce que font leurs collègues, où la communication serait privilégiée par rapport à l’opacité

Je rêve d’une entreprise idéale qui encouragerait ses salariés à progresser et à s’épanouir au sein d’elle-même plutôt que de les cantonner dans leur seul domaine d’expertise.

Je rêve d’une entreprise idéale qui encouragerait ses salariés à progresser et à s’épanouir à l’extérieur d’elle-même, dans la vie associative par exemple, même si le temps passé le serait, en partie, au détriment d’elle-même.

Je rêve d’une entreprise idéale qui gèrerait le temps de ses salariés en fonction de leurs contraintes et de leurs objectifs et non uniquement par rapport à des objectifs de production : horaires aménagés, temps partiel, temps choisi, cumul pluriannuel des congés, congés sabbatiques, préparation à la retraite…

Je rêve d’une entreprise idéale qui partagerait équitablement le fruit du travail en commun

Je rêve d’une entreprise idéale qui ne chercherait pas à croître à tout prix, à être plus grosse ou plus forte qu’une autre, mais une entreprise qui cherche davantage à être juste, cohérente, claire dans son projet et dans sa politique,

Je rêve d’une entreprise idéale qui s’aimerait pour ce qu’elle est et ce qu’elle a été, et non pas seulement pour ce qu’elle pourrait devenir,

Je rêve d’une entreprise idéale qui accepterait son passé et inventerait tous les jours son futur dans l’ici et le maintenant, puisant son énergie et son rayonnement dans le bonheur de ses salariés, de ses clients, de ses fournisseurs.

Je rêve d’une entreprise idéale qui serait un acteur du développement économique de sa région et qui assumerait ses responsabilités en préservant nos ressources naturelles.

Je rêve, également, de salariés matures qui comprendraient les contraintes économiques de la gestion d’une entreprise

Je rêve de salariés qui ne se contenteraient pas de faire de la présence dans leur entreprise mais auraient la fierté du travail bien fait

Je rêve de salariés qui tirent dans le même sens leur entreprise sans zèle excessif mais sans traîner des pieds

Je rêve de salariés adultes ne s’arque boutant pas sur des avantages acquis mais s’adaptant en fonction des évolutions du marché

Je rêve de salariés, ambitieux pour eux et pour leur entreprise, souhaitant progresser, pour eux et pour leur entreprise et qui comprennent que leurs intérêts sont communs

Je rêve d’un bonheur partagé, d’un bonheur terrestre éphémère, d’un bonheur qui ne soit pas gâché par l’ego démesuré ou les calculs à court terme de certains.

Je rêve d’hommes et de femmes bien dans leur peau, dans leur vie personnelle et dans leur travail.

Est-ce trop espérer ? Cela le serait si on attendait passivement l’utopie se réaliser. Mais je demeure persuadé que de plus en plus d’hommes et de femmes pensent comme moi et tentent de décloisonner notre société et agissent de manière positive. Le seul véritable enjeu serait celui du nombre. Le véritable rêve serait celui d’une majorité d’acteurs qui marcheraient dans la même direction.

12:15 Publié dans Management | Lien permanent | Commentaires (1)

09/02/2007

Soulages

Hier, j’ai visité le Musée Fabre à Montpellier avec un groupe de chefs d’entreprise. Et nous avons surtout admiré les œuvres de Soulages.
Vous connaissez Soulages. C’est le spécialiste du noir. Mais pas n’importe quel noir. Le noir noir, le noir profond, le noir obscur, le noir qui se joue de la lumière, le noir qui éclate de brillance, le noir qui se fait tout petit, le noir qui est énorme, le noir en bandes, le noir vertical, le noir horizontal.
Fermez les yeux devant une toile de Soulages puis ouvrez les. Le noir a changé. Ou peut-être vous. Mais peu importe, ce qui est important, c’est le changement. Le changement du noir qui redevient noir. Quittez la toile et revenez la revoir. Ce n’est plus le même noir que vous reverrez.
Les toiles sont ruptures. Il y a un avant le noir et un après le noir. L’éclairage spécial organisé autours de ces noirs donne une musicalité silencieuse. La toile se déguste. On la lit, on l’écoute, on la touche virtuellement. La peinture se détache de la toile. Elle vient au devant de vous, elle danse sous vos yeux ébahis, elle chante une douce mélodie.
Et devant ce tintamarre de couleurs, vous vous sentez petit.
C’est de l’art. Respect.