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21/04/2007

Claude VIALLAT, le non peintre

Connaissez-vous Claude VIALLAT ? Il dit qu’il est peintre et expose actuellement à la Galerie Trintignan à Montpellier.
En fait, ce n’est pas un peintre. C’est un magicien de la peinture.
Depuis des années, il peint une forme, que dis-je, LA forme. Des noires, des roses, des jaunes, des vertes… Par paquet de deux, de trois, de quatre… Sur des tableaux suspendus verticalement et horizontalement… Sur des toiles, sur du papier, sur des affiches, sur du tissu… Petit format, grand format…
On croit qu’il s’agit de la même forme, et on se trompe.
Tout l’art de Viallat consiste à créer une nouvelle forme sur chaque œuvre.
Sa peinture est une répétition d’une chose différente. Il refait toujours la même chose mais différemment.
Il ne crée pas, il se répète.
Il ne se copie pas, il innove en permanence.
Il déborde de la même imagination qui lui permet de dupliquer à l’infini la même chose. Mais ce n’est pas la même chose. C’est une chose différente qui est identiquement semblable à la précédente.
Je l’imagine le matin, à son lever, se dire « tiens, qu’est-ce que je vais peindre aujourd’hui ? »
Je le vois réfléchir, hésiter, prendre du recul devant sa toile, penser aux milliers de formes qu’il a reproduites, penser à celui qui va acquérir son œuvre et qui attend une forme, LA forme.
Il pense aux musées qui accrochent ses œuvres, il pense aux collectionneurs satisfaits et fiers de posséder ses œuvres, il pense aux élèves des Beaux Arts qui étudient son travail. Il hésite encore une fois et se décide enfin.
« Je vais créer une nouvelle forme, la même nouvelle forme mais différente ».
La création de l’art mérite le respect. L’art de la création aussi.
L’affichette coûte 5 euros.

15/04/2007

Les erreurs de Ségo, de Buffet, de Sarko et des autres

Partons du postulat que les hommes politiques souhaitent que les Français voient leurs conditions s’améliorer, et notamment grâce à leurs décisions.
En ce qui concerne l’emploi, nos trois candidats ont tout faux, et les autres également.
La première propose d’augmenter le SMIC à 1 500 euros bruts mensuels dans les 5 ans.
La deuxième propose encore mieux : 1 500 euros nets !
Le troisième affirme que pour gagner plus, il faut travailler plus.
L’augmentation du SMIC est un piège qui pousse les salariés à attendre, avec plus ou moins de patience, que leur rémunération augmente. Ils n’ont aucun effort à faire et se contentent de leur travail sans envisager d’en changer, de progresser.
Travailler plus est une solution à court terme qui s’opère au détriment d’autres activités qui apportent un équilibre nécessaire.
La solution que je propose est tout autre : il ne faut pas travailler plus, mais travailler autrement.
On a eu tort de se contenter de saucissonner l’entreprise en différentes fonctions : le commercial, les achats, les RH, la R et D, la comptabilité…
On aurait intérêt à considérer que chaque poste de travail comporte une part d’exécution, une part d’initiative, une part de management, une part d’organisation, une part de décision…
Ainsi le travailleur posté devant une machine aurait une très grande part d’exécution et le chef d’entreprise une très grande part de décision dans leur répartition des tâches.
Le SMIC devrait rémunérer, selon moi, la part d’exécution du salarié qu’il soit débutant ou confirmé, autodidacte ou diplômé…
Et pour faire évoluer le salaire, il est conseillé au salarié de voir évoluer sa fonction, car le salaire évolue en fonction des responsabilités quels que soient le diplôme, l’âge ou l’ancienneté.
Vous allez me dire que c’est plus facile pour un diplômé qu’un autodidacte, c’est vrai. Mais à quoi sert la formation si ce n’est à faire progresser les salariés. Grâce à cette conception de la répartition du travail, car c’est de cela qu’il s’agit, une plus grande rotation s’exercerait qui permettrait une entrée plus facilitée pour les postes « simples » et une progression collective pour tous les autres postes.
Ce genre de disposition relève d’une utopie réaliste. Il ne tient qu’à nous à la mettre en œuvre !

09:55 Publié dans Management | Lien permanent | Commentaires (0)

01/04/2007

DROIT A L’INCOMPETENCE

Dans le cadre d’une réelle démarche citoyenne, et au nom du peuple français qui s’est battu pour promouvoir les idéaux de liberté, égalité et fraternité,

Dans le cadre de la lutte contre les discriminations, et au nom des travailleurs qui se sont battus pour lutter contre celles-ci, qu’elles concernent aussi bien l’âge, les convictions religieuses, politiques que syndicales, les préférences sexuelles, les handicaps, la diversité des noms patronymiques…

Dans le cadre de l’égalité des sexes et au nom de tous les hommes scandalisés par l'inadmissible différence de membre de Rocco SIFFREDDI,

Nous revendiquons le DROIT A L’INCOMPETENCE.

1) Les incompétents doivent bénéficier du droit au travail car il est totalement discriminant de les exclure de la compétition sur le marché du travail.

2) Les incompétents doivent bénéficier du droit au travail car pour réduire le chômage en France, il suffirait de recruter tous les incompétents.

3) Les incompétents doivent bénéficier du droit au travail car ils ont plus de mérite que les compétents à travailler dans la mesure où cela leur occasionne des efforts supplémentaires.

4) Les incompétents doivent bénéficier du droit au travail car leur seule présence dans l’entreprise valorise celles des autres, et notamment celle de leur chef.

5) Les incompétents doivent bénéficier du droit au travail car il est plus facile de diriger des incompétents que des compétents, lesquels savent exactement quoi faire et comment le faire, et sont donc plus exigeants.

6) Les incompétents doivent bénéficier du droit au travail car si tous les incompétents se retiraient des entreprises, il n'y resterait plus grand monde.

7) Les incompétents doivent bénéficier du droit au travail car les plus lucides d’entre eux ne réclament pas de progression, et pour cause…

8) Les incompétents doivent bénéficier du droit au travail car ils ne remettent pas en cause la hiérarchie et l’organisation de l’entreprise.

9) Les incompétents doivent bénéficier du droit au travail car ils n’ont pas besoin de formation et font ainsi réaliser de substantielles économies à l'entreprise.

10) Les incompétents doivent bénéficier du droit au travail car, placés tout de suite à leur niveau d’incompétence, ils montrent l’exemple.

11) Les incompétents doivent bénéficier du droit au travail car ils créent du travail en offrant aux autres salariés la possibilité de refaire certaines tâches à leur place.

12) Les incompétents doivent bénéficier du droit au travail car, après tout, ils le méritent bien, tant est sévère dans leur monde la concurrence !