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29/11/2009

NE RECRUTEZ PAS DE CANDIDATS !

Surtout ne recrutez pas de candidats ! Non, ne recrutez pas un diplôme, une expérience, des compétences… N’achetez pas une « force de travail ».

Recrutez plutôt un homme ou une femme ! Quelqu’un avec qui vous avez envie de travailler. Quelqu’un qui va s’intégrer facilement à votre équipe. Quelqu’un que vous aurez plaisir à revoir chaque matin.

Recrutez des qualités humaines, des aptitudes relationnelles.

Le savoir, lié aux connaissances, s’apprend. Le savoir-faire, lié à l’expérience, se perfectionne. Le savoir-être, en revanche, est intimement lié à la personne et évolue rarement.

Songez aux derniers cas de rupture de contrats de travail dont vous avez connaissance. Les séparations n’étaient sûrement pas dues à une incompétence « technique » mais plutôt à des problèmes relationnels mettant en jeu ce fameux savoir-être.

Dans ces conditions, ne vous échinez pas à recruter des clones, des candidats venant de la concurrence et qui vous apparaissent comme directement opérationnels.
Privilégiez les hommes et les femmes avec qui vous avez un bon feeling et qui disposent d’un bon potentiel. Le potentiel est souvent préférable à une compétence utilisée dans un autre contexte (laquelle peut décevoir dans un tout autre cadre de référence) et liée à une personnalité aux qualités humaines défaillantes.

Certes, il est plus difficile d’évaluer le savoir-être d’une personne plutôt que son savoir et son savoir-faire, mais en utilisant différents outils complémentaires d’appréciation, le risque d’erreur diminue.
Cela prend du temps, cela oblige à faire taire ses a priori, ses préjugés, mais le jeu en vaut la chandelle.

En d’autres termes, privilégiez le Quotient Emotionnel au Quotient Intellectuel et recrutez Jean plutôt que DUPONT…

 

10:36 Publié dans Management | Lien permanent | Commentaires (4)

Commentaires

Je suis en droite ligne d'accord avec vous.
Les diplômes, le parcours professionnel c'est évident (et même pas toujours) mais ils sont "portés" par une personne et c'est celle-ci que le recruteur voit en premier.
Tout repose avant tout sur l'Humain et ce n'est pas pour rien que l'on emploie le terme de Ressources Humaines.
Il est vrai que le savoir-faire se trouve sur le CV....et encore pas toujours car certains cherchent à embellir la réalité. D'autres se sous-estiment et c'est au recruteur de bien mettre les choses à leur place.
Mais qu'en est-il du savoir-être ? La bonne image que donne ce candidat est elle bien en corrélation avec ce qu'il est réellement ? Et ce candidat un peu "coincé" ne cache-t-il pas un potentiel insoupçonné ?
Il existe en effet des outils pour aider le recruteur à prendre sa décision. J'en suis un : je suis graphologue. "L'Humain au service de l'Humain" telle est ma devise. Il ne s'agit pas d'être un censeur et encore moins un juge. Le graphologue est là pour identifier et comprendre l'attitude profonde d'un candidat et expliquer comment le candidat assume son rôle dans le cadre de son activité professionnelle.
Beaucoup de préjugés sur cette technique mais qui joue bien son rôle d'aide et permet en effet de diminuer le risque d'erreur.
Quand on a été soi-même recruté et que l'on se retrouve après de l'autre côté je dis qu'il ne faut jamais oublier de là d'où on vient. Ce que l'on a ressenti est sans nul doute la meilleure expérience qui soit pour comprendre à notre tour le ressenti de l'autre.
Enfin j'ajouterais qu'il ne faut pas confondre culture et intelligence. On peut s'apercevoir que certaines personnes n'ayant pas suivi beaucoup d'études pour X raisons s'avèrent être très intelligentes. Mais il y a le contraire aussi !!

Écrit par : Catherine GORRICHON | 20/01/2010

Bonjour,
Je partage votre point de vue et j'utilise ponctuellement l'analyse graphologique comme évaluation complémentaire à l'entretien et aux tests psychotechniques.

Écrit par : Florian MANTIONE | 03/02/2010

Bonjour,

Vos écrits sont limpides, emprunts de sens commun, simplement humains. Je passe jeudi l'oral de l'examen d'Attaché Principal de la Fonction Publique Territoriale et les questions liées au management y seront traitées. Votre simplicité devrait m'aider à la clarifier mes idées à l'heure où on cherche à théoriser comme pour se rassurer. Merci.

J'ai bien aimé l'histoire de votre drôle d'oiseau... Je sais que je suis un bon manager, la question que l'on me pose aujourd'hui est : ne penses-tu pas être mûre pour être un bon entrepreneur ?... Je n'ai pas la réponse aujourd'hui.

Et je m'interroge aussi sur ces termes qui ne trouvent pas leur féminin... Le plafond de verre est un réalité que je découvre -dont je prends conscience plutôt- aujourd'hui à l'aube de mes 40 ans. Je n'abandonnerai pas mais le combat exige constance et volonté de fer. Qu'en pensez-vous ?

PS : je vous invite dans mon www.jardin-eco-culture.com ma bulle d'oxygène, ma petite entreprise humaniste... si vous voulez vous y êtes bienvenu. Bien à vous. EL

Écrit par : LIEGEY Edith | 04/10/2010

Bonjour,
Le management est affaire de de bon sens alors que l'entreprenariat touche notre part intime: on s'engage, on engage son argent, on change de mode de vie.
L'aventurier du XXIème siècle est le chef d'entreprise, autoentrepreneur ou pas.
Je ne peux que vous encourager à franchir le pas.
En ce qui concerne la féminisation de certains mots, ceci n'est pas si important et ils s'imposerontd'eux même s'ils correspondent à une nécesité...

Écrit par : Mantione | 05/10/2010

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