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10/07/2006

Le manager, la compétition et l'émulation

Notre système libéral est basé sur une idée forte : grâce à la concurrence, ne demeurent que les plus forts.
Et notre éducation, notre formation, nos projets s’appuient sur cette même idée forte : sois le premier mon fils, sois le meilleur, gagne. Gagne des bons points, une bonne note, une promotion, une augmentation, une médaille en chocolat … la légion d’honneur.
La notion de concours illustre bien notre système et tout le monde l’accepte comme une évidence. Y compris les éliminés, les laissés pour compte.

Et si l’on s’interrogeait sur les ravages que produit ce système ?
Et si l’on s’interrogeait sur le gâchis, sur la démotivation, sur l’abandon, sur les démissions.

Dans l’entreprise, notre système produit une société en miniature et les effets sont augmentés.
Le stress lié à la peur de mal faire, à la peur d’être éliminé, peut paralyser certains salariés…
Les blessures narcissiques, apparaissant en comparant les résultats avec les objectifs, peuvent devenir des plaies béantes…

Le rôle du manager est de bien expliquer la différence entre la compétition et l’émulation.

Dans une compétition il n’y a qu’un vainqueur. Et il est hors de question d’introduire une quelconque compétition entre différents salariés, qu’ils soient commerciaux, productifs ou chauffeurs-livreurs.
La compétition existe entre entreprises et il faut que notre entreprise soit meilleure que les autres, ou tout au moins, fasse partie des meilleurs.

En revanche, au sein de l’entreprise, doit exister un sentiment d’émulation, ce sentiment qui pousse à faire aussi bien ou mieux que les autres.
Et c’est au manager à entretenir cette notion de surpassement, car en interne, il vaut mieux se surpasser que dépasser les autres.
A la photo du manager du mois chez Mac Do, nous préférons les chiffres mensuels du restaurant (traduisant le travail d’une équipe) comparés à ceux du Quick le plus proche. Nous préférons améliorer les contributions de chaque co-équipier plutôt que de privilégier le maillon fort… ou de focaliser sur le maillon faible.
Si la compétition valorise l’individuel, l’émulation favorise le collectif par le surpassement individuel.
L’émulation doit donc aider à grandir et ainsi 1+1 fera 3 . Alors l’entreprise toute entière gagnera …

01/07/2006

Vive les quinquas !

La France est un drôle de pays. On y devient vieux à 50 ans.

Si vous êtes un quinqua salarié vous posez problème car vous coûtez cher, vous êtes fâché avec Internet, vous traînez les pieds avec la nouvelle organisation qui va booster l’entreprise, vous n’avez plus le feu sacré…

Si vous êtes un quinqua demandeur d’emploi, vous êtes offusqué de vos lettres de candidatures sans réponse,du salaire proposé, du peu de responsabilités envisagé et vous comprenez mal qu’un blanc bec vous demande de faire vos preuves… bref, vous galérez pour retrouver un emploi…

Quel gâchis ! C’est vraiment à 50 ans que l’on commence à comprendre comment fonctionnent les organisations et les hommes, que l’on acquiert cette dose de philosophie qui fait accepter bien des choses, que l’on arrondit les angles, que l’on n’a plus envie d’écraser les autres pour réussir, que l’on prend du recul par rapport aux évènements, bref que l’on a appris à travailler en bonne intelligence.

Certes, on prend le TGV pour Paris à 8h30 plutôt qu’à 6h25. Certes, on ne fait plus de zèle à 19h30 au bureau pour être vu du patron. Certes, on n’emporte plus les dossiers chez soi le week-end. Mais qu’est-ce qu’on est plus efficace dans son travail ; on va à l’essentiel et on laisse l’esbroufe à la porte de l’entreprise. On devient fidèle vis-à-vis de son employeur car on a appris le respect des engagements. On devient fiable car enfin on dit ce que l’on fait et on fait ce que l’on dit. Et tout ceci parce qu’on a souffert de voir le contraire se réaliser.

Un bon conseil messieurs les employeurs : éliminez ou recrutez les quinquas, en fonction de leurs compétences et non en fonction de leur âge. Faites abstraction de vos a priori car ce sont des candidats comme les autres

03/04/2006

propos de premier avril

Ségolène, François, Jack et les autres, quelles propositions faites vous pour sortir la France de la situation difficile dans laquelle elle se trouve ?

Ségolène : C’est très simple ; comme les Français ne veulent pas de CPE, donnons leur un véritable CDI avec un I voulant dire Infinie. Ainsi, ils auront la protection de l’emploi.

François : je proposerai même un CD2I, Indéfiniment Infinie.

Jack : je suis assez favorable aux mesures que préconisent Ségolène et François, mais si l’on veut qu’il n’y ait pas de chômeur, je proposerai de supprimer le droit de licenciement. La protection serait ainsi totale.

Lionel : je crois que si on veut vraiment faire une politique de gauche, il faut aller plus loin. Ne pas licencier les salariés est une bonne chose, mais il faut aussi penser à ceux qui ne travaillent pas. Je propose que le recrutement soit obligatoire, ainsi il n’y aura plus du tout de chômeurs en France. C’est tout simple.

Dominique : d’accord, toutes ces mesures sont intéressantes mais avec le SMIC actuel, il est impossible de vivre décemment. Vous pourriez vous, vivre avec le SMIC ? Moi je ne le pourrai pas. Je propose donc de porter le SMIC à 3 000€.

Ségolène : oui, mais 3 000€ nets !

François : et sur 13 mois !

Jack : fantastique ; vous vous rendez compte de l’énorme relance de la consommation que cela va engendrer ? Et qui va en profiter ? Les entreprises, car elles vont vendre plus.

Lionel : et faire plus de bénéfices… On l’oublie trop souvent.

Dominique : c’est tout simple ; dans ce cas il suffit d’augmenter l’impôt sur les sociétés.

Ségolène : c’est génial car avec toutes ces nouvelles ressources, l’Etat pourra supprimer l’impôt sur les revenus des familles qui ont un bas revenu. Actuellement une famille sur deux ne paye pas d’impôt sur le revenu. L’objectif pourrait être de deux familles sur trois.

François : et si de nouvelles familles ne payeront plus d’impôt sur le revenu, elles vont consommer plus, forcément.

Jack : et je crois qu’il faudrait augmenter l’Impôt sur les grandes fortunes. Il faut plus de justice en France.

Ségolène, François, Jack, Lionel, Dominique : mais que fait le gouvernement ???

Florian