Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

31/03/2006

Témoignage d'une étudiante parisienne

Voici le mail que je viens de recevoir d'une étudiante que je ne connais pas et qui s'appelle Sophie. Il mérite un espace de liberté...

Objet : Témoignage d'une étudiante parisienne ( une vraie)



"Je sais que pour la plupart vous n'en avez rien à faire et vous ne vous
sentez pas concernés mais c'est important pour nous étudiants en fac...
Je vous écris pour vous demander votre soutien aux étudiants qui se trouvent pris en otage par les manifestations actuelles mais aussi pour
vous exposer la réalité de notre situation bien loin de celle que les
médias comme à leur habitude déforme.

Je suis étudiante en master de droit des affaires à Paris X_ Nanterre et
je suis révoltée face au blocus des universités.

Premièrement il faut rétablir la vérité, la majorité des étudiants sont
contre ce blocus sauf que nous subissons des menaces et des
intimidations
alors peu d'entre nous osent prendre la parole. De plus, les médias font
preuve d'une véritable manipulation dans leurs reportages et oublient
bien
souvent de mentionner les moyens totalement anti-démocratiques utilisés
par ces manifestants.

Tout d'abord, les assemblées générales qui ont été diffusées à la
télévision ne sont qu'une mascarade : ainsi lorsque le résultat d'une
première AG avait donné le non au blocus majoritaire, dès le
lendemain une
seconde AG éait organisée par une minorité de manifestants pour revoter
illégitimement le blocus, ne respectant pas la décision des étudiants.
Enfin l'AG réunissant le plus grand nombre d'étudiants jeudi dernier
était
un véritable scandale: nous étions majoritaires contre le blocus
alors ils
nous ont d'abord imposé 3 heures de faux débats ( temps de parole inégal
et les intervenants autorisés étaient à 90% leurs partisans). Ils ont
mené
une véritable propagande anti-gouvernementale bien loin du problème
du CPE
et énoncé des abérrations telles que le CPE facilite le licenciement des
femmes enceintes et permet de licencier pour une tenue vestimentaire non
conforme en dehors des horaires de travail... Le problème c'est que la
plupart des jeunes (non juristes) le prenne pour parole d'évangile!!!
D'autre part pendant cette assemblée la sécurité laisse des individus
circuler avec des foulards cachant leurs visages et manifestement
menaçants. Enfin le vote s'effectue à main levée avec des gens qui
pour la
plupart ne sont absolument pas étudiants mais des syndicalistes ou
autres
appelés en renfort: nous étions 2000, seulement 750 ont voté pour le
blocus et ils ont quand même déclaré que nous avions perdu!!!

Mais le plus grave ce sont les intimidations et la violence de ces gens
que les médias ne dénoncent pas: jeudi et vendredi lorsque des étudiants
ont voulu entrer dans leur faculté des bagarres ont éclaté à coups de
barres de fer, une jeune fille a été poussée dans les escaliers par des
représentants de l'Unef et a été sérieusement blessée mais là encore
personne ne dit rien ou ne se scandalise: non toute cette violence est
légitimée par le droit de grève?!!!

Enfin lorsque les manifestants étaient minoritaires face aux vrais
étudiants qui voulaient accéder aux cours, ils ont fait appel à des
lycéens de nanterre arrivant en masse et criant. Ces jeunes n'étaient là
que pour nous intimider et n'ont trouvé rien de mieux que de se
prendre en
photo avec leurs portables devant l'université en nous narguant et
chahutant démontrant leurs réelles motivations!!!

C'est donc un appel à l'aide que je vous adresse pour les vrais
étudiants
qui veulent que leur droit à l'éducation et celui de ne pas faire grève
soient respectés. Les dirigeants de notre université étant
démissionnaires
et les médias refusant de prendre en compte notre témoignage, je vous
sollicite donc pour nous aider à rétablir la vérité et pour que
l'Université française redevienne un lieu où les libertés individuelles
peuvent s'exercer loin des propagandes et de la violence.

Je vous remercie de votre attention et d'essayer de diffuser au
maximum ce
message.

Sophie

10/02/2006

CPE, pourquoi tant de haine ?

Nous vivons une drôle d’époque. Il existe une loi pour lutter contre l’incitation à la haine raciale et pas encore contre l’incitation à la haine sociale.
Pourtant c’est ce que font beaucoup de gens malhonnêtes quand ils poussent les jeunes dans la rue avec des préoccupations plus politiques que tournées vers leur avenir.
Explicitons le terme qui est agité en permanence : le CDI, ce contrat magnifié, ce sésame qui ouvre les portes de l’emploi, du logement, des prêts…
Le I du mot CDI ne veut pas dire INFINIE comme le laisseraient supposer ces imposteurs, mais INDETERMINEE. Ce qui veut dire qu’il n’y a pas de contrat plus précaire que le CDI puisque les deux parties (je répète les deux parties) peuvent le rompre à tout moment (je répète à tout moment) en respectant des règles.
Que l’on m’explique, dans ces conditions où se trouvent la sécurité de l’emploi et l’absence de précarité. C’est se moquer des salariés de MOULINEX qui viennent de se faire licencier après des années d’ancienneté et qui avaient pourtant un CDI. Et tous les plans sociaux qui risquent de venir concerneront les CDI…
Si on me parle d’indemnités qui pourraient être obtenues, peut-être, plus facilement, par le Conseil des Prud’hommes, cela prouverait que le débat ne porte pas sur la précarité mais sur des éternelles revendications salariales. Il s’agit d’un autre débat. Et il ne concerne que les CDI ayant plus de 2 ans d’ancienneté…
L’escroquerie intellectuelle est tellement énorme que l’on reste pantois devant tant de mauvaise foi.
Rajoutons que lorsqu’un employeur m'appelle pour embaucher, il me demande très rarement de quelles aides il peut bénéficier. Il ne recrute pas pour licencier un bon collaborateur au bout de 23 mois. La encore, le procès d’intention et cette incitation à la haine sociale sont disproportionnés par rapport au risque encouru.
Le débat sur le travail ne doit pas se réduire à des heures et à un salaire.
Pour quoi travailler, pour qui travailler comment travailler, comment répartir le travail au niveau mondial, sont en revanche de véritables débats de société.
Travailler de manière performante, réaliser des objectifs, satisfaire des clients de plus en plus exigeants nous permettraient de prendre du recul sur le stérile débat des 39 heures, des 35 heures ou des 30 heures. Ce ne sont pas X heures de présence par semaine qui sont recherchées, mais X heures de travail, de production, de résultat…
Incitons donc nos jeunes à réussir leur vie, en trouvant un équilibre entre toutes les activités qui les aideront à grandir, en facilitant leur intégration dans la vie active…

26/01/2006

Un comportement peu commerçant

Comme j’avais vu dans un journal des commentaires flatteurs sur un restaurant de la Place Laissac à Montpellier spécialisé dans les tapas, j’y suis allé avec un ami vendredi 20 janvier vers 13h.
Dans la salle, seules deux tables étaient occupées par deux couples. Nous commandons une formule tapas chacun pour 10€ par personne et je demande une carafe d’eau. La serveuse (ou la patronne ?) me dit alors : vous voulez de l’eau gazeuse ou de l’eau minérale plate ? Je lui répète que je souhaite juste une carafe d’eau. Et elle me répond quelle ne sert pas de carafe d’eau. Je lui fais remarquer gentiment que c’est illégal et qu’elle n’a pas le droit de me refuser de l’eau, surtout si je commande à déjeuner. Et elle me fait cette remarque surprenante : mais Monsieur, nous sommes un bar, pas un restaurant ! Je lui réponds calmement que je doute de la véracité de cette subtilité et que de toute façon avant d’être un bar elle est une commerçante. Elle me répète qu’elle ne veut pas me servir de carafe d’eau. Je lui dis que dans ces conditions je préfère partir et que je porterai plainte. Sans se démonter, elle retire les couverts qu’elle avait installés…
Je trouve ce comportement inadmissible. Il dessert les restaurateurs montpelliérains qui sont pour la plupart des professionnels et je n’ose imaginer ce que doivent penser nos amis touristes quand ils sont confrontés à une telle attitude.
Je viens de déposer plainte auprès de la Direction Régionale de la Concurrence Consommation et Répression des Fraudes dès l’instant où le procédé est illégal et vais dénoncer auprès du syndicat des restaurateurs ce genre d’agissement anti-commercial.



PS Après vérification sur l'annuaire papier des pages jaunes je constate que cette Bodega a mis un encart publicitaire dans la rubrique "Restaurants" et qu'elle ne figure pas dans la rubrique "cafés, bars, brasserie"... CQFD