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18/12/2006

Imagination et travail au mérite

« L’homme n’est pas fait pour travailler ; la preuve, c’est qu’il se fatigue » disait Sacha Guitry.
La relation de l’homme au travail me fascine et m’interpelle quotidiennement.
Quand j’étais étudiant, j’ai réalisé deux stages un même été. L’un chez FIAT à Turin, l’autre chez BLUE CROSS à Louisville dans le Kentucky. Quand un salarié arrivait une minute en retard, FIAT lui retenait ¼ d’heure de salaire. Ce qui fait qu’il y avait la queue devant la machine à café… pour les retardataires qui « consommaient » entièrement leur pénalité. Chez BLUE CROSS, lorsqu’un salarié était ponctuel durant tout un mois, on lui offrait une demie journée de vacances…
Ces deux réponses, face à un même problème, résonnent toujours en moi plus de 30 ans après. Quelle est la meilleure sanction à utiliser pour inciter les collaborateurs à travailler, sachant que le mot sanction concerne aussi bien la récompense que son contraire ?
La carotte et le bâton demeurent toujours d’actualité mais on peut s’interroger sur leur efficacité. Du reste, les managers font très peu preuve d’originalité pour imaginer des systèmes de motivation.
Faut il des primes sur objectif, des stocks options, de l’actionnariat, de la reconnaissance ? Ou peut être ne faudrait il rien du tout ?
Les employeurs ont souvent utilisé différents systèmes de motivation mais avec un résultat insatisfaisant voire décevant…
Et si on innovait, si on délirait ?
Dans la TPE et la PME je commencerai à me préoccuper du moteur individuel de chaque salarié. A quoi marche –t-il ? Qu’est-ce qui le pousse à travailler ? Contractuellement sa rémunération correspond à sa contribution. Mais si on souhaite qu’il dépasse sa simple présence par de la véritable performance encore faut il un système incitatif. Et qui mieux que lui nous dira ce qui pousserait un salarié à mieux travailler ?
Imaginons un système à la carte où chaque salarié pourrait choisir sa sanction : de l’argent, de la formation, des vacances, un abonnement à une revue, une carte de visite, une place de parking dans la cour de son entreprise, sa photo dans le journal interne, une promotion, un plan de carrière, un titre plus ronflant…
La seule conscience professionnelle ne résiste pas à l’épreuve du temps, et chacun d’entre nous sait ce qui le pousserait à faire un effort, à agir plus et mieux.
Dans ces conditions, pourquoi ne pas imaginer une partie de la rémunération au mérite en choisissant ensemble la sanction ? Pourquoi ne pas profiter de l’entretien annuel d’évaluation ou du nouvel entretien professionnel pour définir, ensemble, une démarche « gagnante-gagnante », qui responsabiliserait plus le salarié et qui pourrait évoluer chaque année?

10:19 Publié dans Management | Lien permanent | Commentaires (0)

27/10/2006

CONSEILS A UN NOUVEAU RECRUTE

Votre intégration dans l’entreprise, en tant que nouveau salarié, demeure la préoccupation de votre employeur car il souhaite ne pas s’être trompé et que vous soyez rapidement opérationnel.

A vous donc de lui prouver qu’il a fait le bon choix en vous impliquant totalement dans votre nouvel emploi. Soyez curieux, intéressez-vous à tout, prenez des notes.
Essayez de comprendre avant de critiquer ou de proposer des améliorations.
Evitez de dire trop souvent « mais dans ma précédente entreprise on faisait ceci ou cela… ».
Allez vers les autres, n’attendez pas qu’on vienne vous expliquer ce que vous devez faire.
Soyez volontaire pour toute nouvelle tâche, ne regardez pas votre montre, soyez disponible…

A vous de lui prouver que vous allez être rapidement opérationnel en reprenant la définition de fonction initiale et en demandant les élément de formation correspondants.
Si un planning de formation et d’intégration n’est pas prévu, créez-le avec votre hiérarchique…
Prenez des initiatives, des responsabilités mais de manière calculées.
Faites des points réguliers avec votre hiérarchique.
N’hésitez pas d’aller voir votre DRH, s’il y en a un, et à faire un point avec lui.

De manière générale, la communication est bi-latérale.
Vous avez des exigences, l’entreprise possède les siennes.
Vérifiez, en permanence l’adéquation entre les parties.
Surtout n’attendez pas la fin de la période d’essai avant de faire un point formel d’intégration, car il sera trop tard si votre hiérarchique a des éléments à vous reprocher.
Il rompra le contrat et vous ne pourrez plus rien faire.
Il est donc plus astucieux de faire des points réguliers, de noter les points à améliorer ou les axes sur lesquels des efforts doivent être portés. Et, bien sûr, de s’y tenir.

Et après avoir été confirmé dans vos fonctions, ne vous relâchez pas.
Vous n’avez pas été recruté pour faire 35 heures mais pour réaliser des objectifs !

14:22 Publié dans Management | Lien permanent | Commentaires (0)

12/10/2006

Un jeune diplômé peut-il créer son entreprise ?

Généralement, un créateur d’entreprise possède un profil de commercial, de technicien ou de financier. Il possède rarement la triple compétence indispensable à la bonne gestion d’une entreprise. De plus, les connaissances acquises dans l’enseignement supérieur sont souvent nécessaires mais rarement suffisantes, car la vie professionnelle est semée d’embûches.
Il faut donc un minimum d’expérience avant de se lancer dans la création d’entreprise autant pour acquérir certains réflexes que pour éliminer certains bons sentiments.
Si le désir de création est très fort et pressant, certaines règles doivent être respectées.
Réalisez un stage dans le secteur d’activité dans lequel vous voulez créer votre entreprise. Ou alors, choisissez votre emploi dans ce même secteur pour connaître les clients, les fournisseurs, tout l’environnement…
Evitez de créer une entreprise directement concurrente de celle qui vient de vous former car la correction dans les affaires doit devenir votre ligne de conduite. En revanche, créez-la sur des produits ou des services complémentaires. Demandez conseils ou aide auprès de votre précédent employeur qui se fera un plaisir de vous permettre de réussir dans une « niche » complémentaire à son métier. Bénéficiez du réseau que vous venez d’initier et privilégiez une entreprise à petite structure pour démarrer en évitant l’ « usine à gaz »

17:30 Publié dans Management | Lien permanent | Commentaires (0)