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26/05/2006

ma chère Aïcha, mon cher Mohamed

Vous m’avez fait part de vos difficultés à entrer dans la vie active malgré vos diplômes qui représentaient, à vos yeux, un sésame suffisant.
Vous justifiez ces difficultés par vos noms, par vos origines, par votre lieu d’habitation…
J’aimerais, sans langue de bois, vous dire deux ou trois choses.
Sans minimiser vos explications, sachez que tout jeune diplômé connaît les mêmes difficultés que vous. Mais sachez également que pour les quinquas, la recherche d’un emploi relève de la mission impossible, sachez que les jeunes femmes sans enfants éveillent une suspicion tenace et fort déplaisante, sachez que pour les parisiens habitués aux salaires parisiens, certaines propositions languedociennes apparaissent bien pittoresques, sachez qu’un diplômé expérimenté peut sembler surdimensionné, qu’un autodidacte peut sembler limité, que les gros, que les maigres, que les grands, que les petits…
Mais alors, que faire ? Prôner le CV anonyme ? Ne serait-ce pas casser le thermomètre pour éviter de voir la fièvre ?
Je serais partisan de l’obstination car je crois que les compétences s’imposent toujours et que la volonté de réussir l’emporte sur les réticences. Je demeure persuadé qu’une entreprise métissée culturellement est plus forte que celle où n’existe que la consanguinité, à condition, bien sûr, que le métissage ne se borne pas à la standardiste noire qui sert d’alibi…
Mais comment faire passer en avantage ce que certains considèrent comme un handicap ?
Je crois en la vertu de l’explication qui transforme un employeur méfiant en un gestionnaire avisé dès l’instant où on lui explique ce qu’il peut gagner.
Je crois en la vertu du réseau, des forces positives qui se mobilisent pour faire jouer le bouche à oreille, identifier des besoins de recrutement, entrouvrir des portes, recommander un candidat ou une candidate de valeur.
L’immigré que je suis, le fils et petit-fils d’immigré que je suis, peut attester que devant l’adversité ses propres ressources sont décuplées par la rage de vaincre.
Alors, que la force soit avec vous Aicha et Mohamed.

09:10 Publié dans Management | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : Management

24/02/2006

Le bonheur de travailler en famille

Une entreprise est une communauté d’hommes et de femmes travaillant ensemble dans le cadre d’un projet commun. Dans une PME, ce projet est souvent dû à l’initiative d’une seule personne, qui moyennant certaines sommes d’argent, bénéficiera des compétences de collaborateurs.
Si dans sa relation avec ses salariés, le dirigeant se contente d’un chèque mensuel, il ne recevra en retour que les 35 heures de présence contractuelle.
Or un bon dirigeant sait qu’il doit former, motiver, respecter, évaluer, sanctionner, rémunérer à leur juste valeur, faire évoluer ses collaborateurs… Et cette démarche doit se reproduire tous les jours. Or cette démarche est épuisante car, en parallèle, il faut trouver de nouveaux clients, de nouveaux fournisseurs, négocier avec les banquiers, les administrations, respecter et faire respecter la législation, la sécurité…
Il est une situation qui permet au dirigeant de se consacrer à son métier : c’est travailler en famille ! En effet, si les membres de la famille ont été choisis sur des critères de compétences, leur fiabilité et leur conscience professionnelle permettent une véritable synergie.
« Travailler avec » est préférable à « travailler pour ». C’est, bien sûr, la définition du travail en équipe que l’on trouve souvent dans les équipes qui gagnent.
La grande différence avec le travail en famille, c’est que les ressorts de l’implication existent en permanence et n’ont pas besoin d’être activés en permanence.
Se rajoutent, quand tout se passe bien, les notions de confiance et de simplification dans les relations qui apportent un véritable confort professionnel aux membres de la famille.
Et ce confort peut exister de manière si forte qu’il rejaillit sur les autres salariés… dès l’instant où les règles d’équité sont respectées.
Oui aux plantes épiphytes au sein de l’entreprise, non aux plantes parasites, même si ce tableau idyllique ne peut être généralisé. Il concerne mon témoignage et celui d’amis chefs d’entreprise heureux de travailler en famille…

18:30 Publié dans Management | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : Management

12/01/2006

Devenir un bon manager

Voulez-vous devenir un bon manager ? C’est très simple : suivez cette recette : il faut savoir écouter et diriger ses équipes, bien maîtriser le temps et l’organisation du travail, résister à la pression malgré les contraintes et enfin rester crédible et motiver ses collaborateurs.

Vous le constatez comme moi, c’est très simple.

D’autres gourous auraient pu vous affirmer que vous devez être stratège, vendeur, communicateur, coach, sans oublier de donner du sens à votre action…

Je refuse ces idées simplistes du style « si ça marche c’est qu’il était un bon manager, si ça ne marche pas c’est qu’il était un mauvais manager », et pire encore, « comme il est un mauvais manager, on va le former en une semaine et il deviendra un bon manager » !!!

Je crois plus au succès d’une équipe où chacun possède sa véritable place, est vraiment reconnu en fonction de ses compétences et à qui on donne les moyens de travailler.

Je crois plus à une entreprise qui possède un véritable projet d’entreprise et qui est en phase avec son marché.

Si l’on attend tout d’une personne, on sera déçu.
Comme sera déçu le Président d’un club de foot qui change d’entraîneur en espérant un miracle.

Si l’on attend tout d’une équipe, en revanche, l’ensemble des équipiers sera concerné.

Et si, dans nos entreprises, au lieu de former uniquement des managers à devenir de bons managers, on formait également les collaborateurs à devenir de bon équipiers ?…

17:45 Publié dans Management | Lien permanent | Commentaires (38) | Tags : Management