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24/06/2015

L'outplacement, pour bien rebondir

Le contrat de travail qui vous lie à votre salarié ou à votre entreprise va être rompu. Plan social ou départ volontaire, le retour sur le marché de l’emploi est imminent. L’outplacement (reclassement) est fait pour vous y préparer. Explications avec Géraldine Valero, Responsable du Département Bilans de Compétences et Outplacement et Bérengère Douyère, consultante au sein du Florian Mantione Institut.

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09:42 Publié dans Management | Lien permanent | Commentaires (0)

03/04/2015

Êtes-vous un manager proactif ?

Dans l’entreprise, le monde des managers se divise en trois catégories : les conformistes, les attentistes et les proactifs.

Le conformiste se contente de faire le minimum. Il fait ce qu’il faut pour réaliser ses objectifs. Il applique les directives. Il possède bien les procédures et s’en trouve bien. Son mode de pensée est répétitif et il ne parvient pas à se détacher de ce qui marchait bien auparavant. Il se conduit avec ses équipes comme ses anciens N+1 se comportaient avec lui.

L’attentiste est un bon exécutant. Mais il est passif. En réunion, il approuve toujours, car il n’est pas critique. Il suit. C’est un bon second. Fiable mais nullement innovant. Il attend, il atermoie. Il subit plus qu’il n’anticipe les situations.

Le proactif, lui, sait créer et saisir les opportunités. Il sait convertir une menace en une opportunité. Il sait anticiper les conflits et les crises. Il sait créer des occasions nouvelles. Il s’efforce, en permanence, de faire mieux avec moins de ressources. Il sait changer les règles du jeu (sans léser personne) si cela est nécessaire.

Vous l’avez compris, le manager proactif a notre préférence. Il ose, fait preuve de courage et de volonté, est curieux car tout l’intéresse.

La proactivité est une véritable compétence qui se travaille et se développe.

Le proactif ose sortir de sa zone de confort, n’hésite pas à prendre des risques calculés, à innover, à se créer des occasions. Il se forme et se bonifie en permanence en lisant beaucoup, en sortant beaucoup, en adhérant à diverses associations ; il assume des responsabilités syndicales, est à l’aise dans les réseaux sociaux, tient à jour son blog. C’est un créateur de liens : liens sociaux et liens professionnels. Il anime des formations car il fait sien l’aphorisme de Mark Twain : « Pour apprendre quelque chose, il faut l’enseigner »…

Il n’est pas mono-tâche, mono secteur d’activité. Il est éclectique. Il mène de front plusieurs projets et possède un temps d’avance sur les autres.

Et surtout, il apprend de ses échecs, car trébucher ne lui fait pas peur et il sait rebondir.

Le proactif est un chanceux, persuadé que la chance ne sourit qu’aux personnes « préparées ».

Et il se prépare continuellement en provoquant la chance en permanence...

 

17:07 Publié dans Management | Lien permanent | Commentaires (0)

05/08/2014

Le syndrome du choriste

 

 Je suis choriste. Je chante dans une chorale. Je suis un amateur, mais un amateur passionné. Je participe à des répétitions deux fois par semaine, et souvent nous nous produisons bénévolement le week-end dans différentes salles de la région.

 Même quand je suis souffrant, je chante, car je ne veux pas pénaliser mon groupe. J’ai pris un engagement et je tiens à le respecter.

 Je chante sous la conduite d’un chef de chœur, intraitable mais équitable. Nous ravalons tous notre orgueil quand il nous reprend, car nous lui faisons entièrement confiance.

 Je suis fier de chanter dans ma chorale, et les frais que j’y engage, comme ma cotisation annuelle, l’habit de scène et les frais de déplacement ne représentent pas grand chose en regard des bénéfices que j’en retire. Je suis reconnu. Même si je ne suis qu’un élément de la chorale, même si je suis interchangeable, je contribue à un ensemble et je me sens indispensable.

 Souvent ma femme me dit que je n’agis pas de la même manière dans mon entreprise, et elle a beau jeu de me faire remarquer que je ne me rends pas souvent à mon travail avec le sourire. C’est vrai que j’apprécie peu mon chef et que je m’entends modérément avec mes collègues, car nous avons peu de choses en commun à partager. M’absenter ne me gène pas. Arriver en retard, non plus… J'exécute mon travail correctement, sans plus. Je respecte mon contrat de travail et je fournis 35 heures. Ma femme rajoute : « 35 heures de présence » et non 35 heures de travail ou de plaisir...

 Souvent, ma femme me parle de son entreprise. Elle s’y épanouit car elle réalise un travail intéressant, elle est reconnue par son chef et s’entend bien avec ses collègues. Elle est fière de travailler dans sa société et, quand elle en parle, ses yeux brillent. Je l’envie !

 Je dois souffrir du syndrome du choriste : si j’ai choisi ma chorale, si j’accepte les règles du jeu, si je me réalise, cela se passe différemment dans mon entreprise que je n’ai pas vraiment choisie, dont personne ne m’a expliqué les règles du jeu, et où je ne me réalise pas.

 Ma femme dit que je dois m’adapter. Que je ne m’implique pas assez. Elle insinue que j’ai une part de responsabilité. Ou alors, que je dois chercher une autre entreprise où je puisse m’exprimer, m’épanouir...

 Peut-être a-t-elle raison. Ou peut-être mon chef devrait-il suivre une formation pour apprendre le management... et devenir un vrai chef de chœur !

 

 

 

 

 

16:12 Publié dans Management | Lien permanent | Commentaires (0)