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24/06/2014

Le syndrome du choriste

 

Je suis choriste. Je chante dans une chorale. Je suis un amateur, mais un amateur passionné. Je participe à des répétitions deux fois par semaine, et souvent nous nous produisons bénévolement le week-end dans différentes salles de la région.

 

Même quand je suis souffrant, je chante, car je ne veux pas pénaliser mon groupe. J’ai pris un engagement et je tiens à le respecter.

 

Je chante sous la conduite d’un chef de chœur, intraitable mais équitable. Nous ravalons tous notre orgueil quand il nous reprend, car nous lui faisons entièrement confiance.

 

Je suis fier de chanter dans ma chorale, et les frais que j’y engage, comme ma cotisation annuelle, l’habit de scène et les frais de déplacement ne représentent pas grand chose en regard des bénéfices que j’en retire. Je suis reconnu. Même si je ne suis qu’un élément de la chorale, même si je suis interchangeable, je contribue à un ensemble et je me sens indispensable.

 

Souvent ma femme me dit que je n’agis pas de la même manière dans mon entreprise, et elle a beau jeu de me faire remarquer que je ne me rends pas souvent à mon travail avec le sourire. C’est vrai que j’apprécie peu mon chef et que je m’entends modérément avec mes collègues, car nous avons peu de choses en commun à partager. M’absenter ne me gène pas. Arriver en retard, non plus… J'exécute mon travail correctement, sans plus. Je respecte mon contrat de travail et je fournis 35 heures. Ma femme rajoute : « 35 heures de présence » et non 35 heures de travail ou de plaisir...

 

Souvent, ma femme me parle de son entreprise. Elle s’y épanouit car elle réalise un travail intéressant, elle est reconnue par son chef et s’entend bien avec ses collègues. Elle est fière de travailler dans sa société et, quand elle en parle, ses yeux brillent. Je l’envie !

 

Je dois souffrir du syndrome du choriste : si j’ai choisi ma chorale, si j’accepte les règles du jeu, si je me réalise, cela se passe différemment dans mon entreprise que je n’ai pas vraiment choisie, dont personne ne m’a expliqué les règles du jeu, et où je ne me réalise pas.

 

Ma femme dit que je dois m’adapter. Que je ne m’implique pas assez. Elle insinue que j’ai une part de responsabilité. Ou alors, que je dois chercher une autre entreprise où je puisse m’exprimer, m’épanouir...

 

Peut-être a-t-elle raison. Ou peut-être mon chef devrait-il suivre une formation pour apprendre le management... et devenir un vrai chef de chœur !

 

 

 

 

09:52 Publié dans Management | Lien permanent | Commentaires (0)

07/05/2014

Mon supérieur hiérarchique vient de recruter une personne qui travaille dans mon service

Mon supérieur hiérarchique vient de recruter une personne qui travaille dans mon service. Elle est nulle et pas motivée. Comment le faire comprendre à mon chef ?

 

Je comprends votre déception car si vous faites correctement votre travail, il vous semble normal que tous les salariés en fassent de même. La vie au travail devrait être simple : chacun exécute correctement son travail, aussi bien sur le fond (délai, qualité, coût) que sur la forme (coopération positive).

Dans la pratique, des difficultés apparaissent dans les relations au travail. Certaines personnes peuvent être systématiquement hors délai (procrastination), ou s’inventent une charge de travail importante (« je suis débordé »…), ou sont incompétentes ou démotivées, ou effectuent un travail bâclé, ou ne respectent pas le budget ou encore ont toujours besoin de nouveaux moyens.

Quel que soit le cas de votre collègue, il faut que votre responsable en soit conscient et intervienne. Dans l’intérêt de l’entreprise vous devez faire passer votre analyse, mais je vous conseille d’y rajouter une ou deux préconisations afin que votre supérieur adopte la bonne posture.

Tous les dirigeants apprécient les suggestions d’amélioration de l’organisation et regrettent, même, que les salariés soient si passifs.

En revanche ils n’apprécient pas – à juste titre- les critiques stériles ou les remarques désagréables non accompagnées de proposition de solution…

10:36 Publié dans Management | Lien permanent | Commentaires (0)

28/04/2014

J’aimerai enjoliver mon CV

J’aimerai enjoliver mon CV, notamment pour éliminer certains trous dans mon CV. Est-ce risqué ?

 

Votre souhait d’enjoliver votre CV est louable, mais il ne faut pas, pour autant, mentir. Y compris, mentir par omission…  Quand votre employeur l’apprendra – s’il l’apprend…- il ne l’appréciera pas. Ceci dit, il ne pourra pas vous licencier pour cette raison, car il ne s’agit pas d’une cause « réelle et sérieuse » ; en effet, il aurait du contrôler auparavant la véracité du CV. De manière générale, il n’y a aucun risque juridique à enjoliver son CV, sauf si le point litigieux porte sur une condition essentielle du contrat de travail. Par exemple, vous indiquez sur votre CV que vous avez le diplôme d’infirmière, alors que vous n’en disposez pas. Or l’obtention de ce diplôme est obligatoire pour exercer le métier d’infirmière. Il s’agit donc là d’une cause « réelle et sérieuse » car vous ne pouvez pas exercer ce métier.

Je vous conseille d’être honnête dans la rédaction de votre CV car tout se sait un jour ou l’autre. Certains trous sur un CV ne sont pas rédhibitoires et un recruteur sérieux comprendra vos explications si elles ont justifiées.

 

14:12 Publié dans Management | Lien permanent | Commentaires (0)