01.03.2009
une visite instructive au Musée Fabre
Ce matin, j’ai vécu une expérience intéressante. J’ai visité le Musée Fabre, à Montpellier, avec un groupe d’amis, sous l’amicale direction de Marcel MANTIONE, alias le peintre Guilhem d’Aragon.
Marcel nous a initié à la critique maïeutique d’œuvres d’art. Le concept est simple mais très surprenant.
Devant une œuvre, comme par exemple « La rencontre » de Courbet, il nous a demandé ce que nous voyions et surtout ce que nous ressentions.
Chacun a pu s’exprimer en totale liberté et chacun, à sa manière , est devenu, pour un instant, un critique d’art écouté par une quinzaine de personnes. Le but étant de créer des espaces d’expression où tout le monde exprimait son ressenti.
Puis, Marcel nous a apporté des clefs que nous ignorions et a fait une synthèse de toutes les critiques.
Chacun a pu constater qu’il y avait dans cette synthèse un peu de lui-même : une belle démarche maïeutique !!!
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16.02.2009
La triple vie de Pierre MENARD
J’ai découvert Pierre MENARD il y a un mois, en assistant, à l’Auditorium du Musée Fabre de Montpellier, à la présentation du livre de Michel LAFON « Une vie de Pierre MENARD », paru aux éditions Gallimard.
Michel LAFON, natif de Montpellier et fils d’Andrée LAFON, psychologue reconnue et auteure de plusieurs livres, est un brillant universitaire (agrégé et docteur d’Etat), grand spécialiste de la littérature argentine, et plus particulièrement de Borges.
S’inspirant d’une nouvelle de Borges intitulée « Pierre Ménard, auteur du Quichotte » et figurant dans son célèbre ouvrage « Fictions », Michel LAFON nous fait revivre Ménard à Montpellier et dans ses environs.
Lors de la présentation de ce livre, j’ai assisté à ce que je pourrais appeler un coup de théâtre : au cours du jeu des questions-réponses qui a suivi le brillant échange entre François-Bernard Michel, professeur de médecine, écrivain et membre de l’Académie des Beaux-Arts, et Michel LAFON, un homme s’est levé pour dire : « Bonsoir, je m’appelle René VENTURA, je suis architecte nîmois et je viens d’écrire un livre qui sortira d’ici une semaine et qui s’intitule « La vraie vie de Pierre Ménard »… Inutile de vous exprimer le choc que j’ai ressenti !
Puis un autre homme s’est levé et a affirmé qu’il s’appelait Ménard, et qu’il était le descendant de ce fameux Pierre Ménard…
Puis une femme s’est levée et a dit : « Savez-vous qu’il existe une rue Pierre Ménard à Montpellier ? »
J’ai, bien sûr, acheté le livre de Michel LAFON que j’ai dévoré en quelques heures.
Je me suis fait prêter le livre de Borges « Fictions » dans la collection Folio où figure, de la page 63 à la page 74, la fameuse nouvelle.
Puis j’ai attendu quelques jours pour lire le livre de René VENTURA offert par l’auteur lui-même au cours d’un repas.
Et alors, me direz-vous ?
Eh bien, tout ceci me rend perplexe, car le réel le dispute à l’imaginaire, car la poésie et la divagation littéraire s’imbriquent habilement avec des dates, des chiffres, des faits précis.
Pierre Ménard a-t-il existé ? Bien malin celui qui saura répondre à cette question, même si les trois ouvrages apportent de nombreuses précisions, même si René VENTURA nous présente la couverture du livre du Dr. Pierre Ménard intitulé « La page d’écriture » et nous relate sa rencontre avec la famille Ménard…
En fait, j’ai découvert deux amoureux de leur ville :
- Michel LAFON nous fait redécouvrir Montpellier en nous proposant un parcours original autour de trois jardins : le Jardin des Plantes, le Jardin du Peyrou et l’Esplanade.
- René VENTURA nous fait redécouvrir Nîmes et sa région : le Pont du Gard, l’Amphithéâtre, la Maison Carrée… Il nous explique même l’origine de la préparation de la brandade de morue dans une ville qui n’est pas un port de pêche, l’origine de la dénomination de la Maison Carrée…
Ceci dit, il s’agit d’un exercice littéraire original qui transforme le lecteur en érudit, lui faisant rencontrer, au détour d’une page, Paul Valéry, André Gide ou l’abbé Saulnière, Sigmund Freud, Thomas Jefferson ou Raymond Lulle.
Michel LAFON nous offre une écriture maîtrisée et poétique, tandis que René VENTURA nous transforme en Sherlock Homes résolvant une énigme qui a pour origine l’imagination féconde de JL Borges.
Trois auteurs en quête d’un même personnage, Pierre Ménard, trois auteurs à mettre entre toutes les mains.
A bons lecteurs, salut !
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25.12.2008
Connaissez-vous Guilhem d’Aragon ?
Guilhem d’Aragon est le créateur de la Trans Meta Peinture.
C’est un artiste peintre qui vit et travaille à Paris et Montpellier.
Docteur en médecine, gastroentérologue de profession, il est devenu peintre en fréquentant l’Ecole des Beaux Arts de Montpellier, les Ateliers des Beaux Arts de Paris, l’Ecole du Louvre à Paris et en suivant les Séminaires de l’Ecole des Hautes Etudes de Sciences Sociales.
Sa peinture est à son image, empreinte d’humanisme, de curiosité intellectuelle, d’éclectisme.
Du reste il ne peint pas. Il vit sa toile, il dévore sa toile, il devient sa toile, il fait corps avec sa toile.
Sa peinture est un festival de couleurs, de symbolisme, d’idées, de forces, d’expressions. Il suffit de l’entendre parler de ses toiles pour comprendre que le pinceau est sa parole, que les couleurs sont ses consonnes, que sa palette est le support de ses voyelles et que le cadre représente son terrain de communication.
Et comme sa passion est la Multidisciplinarité, il était évident qu’il ne pouvait qu’être le créateur du Mouvement qu’il a baptisé la Trans Meta Peinture.
C’est parce que la peinture devient le langage de la représentation où se projettent les sciences humaines, qu’il la qualifie de Meta Peinture.
C’est parce que le besoin de spiritualité fait émerger des Transcendances propres à chaque groupe humain, qu’il la qualifie de Trans Peinture.
C’est parce que Guilhem d’Aragon fait la synthèse entre l’immanence et la transcendance, entre la peinture support d’une tendance et la peinture support de toutes les tendances, qu’il crée la TRANS META PEINTURE, hommage à l’humanisme, à la science et aux lettres.
Si ses modèles sont aussi bien les Maîtres de la Renaissance, que Rembrandt, Delacroix, Picasso, Nicolas de Stael et Zao Wu Ki, nulle doute que de nombreux jeunes peintres s’inspireront de lui très bientôt. On n’arrête pas un courant, on n’arrête pas une école, on n’arrête pas la vie.
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